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TOURNEE AFRIQUE CENTRALE JANVIER 2008
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17.01.08.
La NGOK', qui suivra l'équipe durant toute la tournée.

17.01.08
Marché de Libreville (Gabon) le jour de notre arrivée

18.01.08
Taxi à Libreville. On ne s'en rend pas compte à l'image, mais nous sommes dans un minibus 9 places et en tout, nous sommes 19.

22.01.08
Projecteur dans le hangar de Pointe Noire (Congo Brazzaville) où nous avons joué. C'est une lampe à pétrôle. Top Security!

22.01.08
Hangar appartenant à Total à Pointe Noire, transformé en salle de concert sommaire mais extrêmement chaleureuse.

22.01.08
D'indispensables sucres lents nous attendent au bout du monde. C'est beau.

22.01.08
Mika Leroux dans notre loge à Pointe Noire. Si la salle est un hangar, la loge est une salle de muscu. C'est chic.

22 ou 23.01.08
Avec Sammy Baloji, photographe et zoukeur. Au Moulin Rouge, boîte congolaise aux accents parisiens. So Zouky!

24.01.08
Hubert Harel, Annick Agoutborde, Mika Leroux, Bertrand Perrin, Eddie Taraud, Benoit Bloch sur notre lieu de travail à Luanda (Angola). Dur.

26.01.08
"Jeanne Cherhal, l'égérie de la nouvelle chanson française" en concert au centre culturel de Brazzaville (Congo Brazzaville). Trop de fierté, trop de fierté.

25.01.08
Marché de Brazzaville.

25.01.08
Marché de Brazzaville.

25.01.08
Les rapides du fleuve Congo. Magnifiques et effrayants
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25.01.08
Annick Agoutborde, belle tout le temps, surtout au Congo.

25.01.08
Mika Leroux et Bertrand Perrin en réunion.

31.01.08
Bangui (République Centrafricaine), sur les bords du fleuve Ubangui.

31.01.08
Dernière journée. Tout le monde sur la même pagode sur le fleuve Ubangui. Après on est partis.
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Petit reportage photos au Marathon des mots à Toulouse, les 16 et 17 juin 2007:
"IL ÉTAIT UN PIANO NOIR"

"Il était un piano noir" au cloître des Jacobins. Juste avant sa mort, Barbara a entrepris d'écrire ses mémoires. Malheureusement interrompus, ces souvenirs sont très touchants (Fayard, 1999).
extrait:
"J'ai aimé la rencontre avec les hommes de ma vie, la dualité, la complicirté, le rire, la quiétude, la séduction, l'impérieux besoin de reconquérir chaque matin, de rêver une vie à deux tout en sachant parfaitement que rien ni personne ne résisterait à mon piano, à mes théâtres, à la route partagée avec d'autres.
(...)
Dans ma vie de femme, j'ai échoué.
Dans ma vie de mère j'ai échoué.
(...)
Aujourd'hui je pense que c'était le prix à payer et que ma vie a été malgré tout belle et intense".



Le cloître des Jacobins
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"NOUS NE VIEILLIRONS PAS ENSEMBLE"

"Nous ne vieillirons pas ensemble" de Pialat avec Boris Terral à la Cinémathèque. Jeanne est Colette, Boris est Jean, évidemment. Avant d'être le film que l'on sait avec Jean Yanne et Marlène Jobert, "Nous ne vieillirons pas ensemble" est un roman de Maurice PiaIat, paru aux éditions Galliera en 1972.
extrait:
"A la sortie du village, au moment de se séparer, je lui offre la bague de ma mère.
-Elle est très belle mais j'en veux pas.
-Tu ne m'aimes plus?
-Si.
-Alors?
-Je t'aime moins...
-Depuis longtemps?
-C'est venu petit à petit..."

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"LA COLLECTE DES MONSTRES"

"La collecte des monstres" de et avec Emmanuelle Urien à la Chapelle des Carmélites
Les nouvelles d'Emmanuelle Urien qui ont été lues: "Ligne de fuite", "Le syndrôme du père Noël" et "Converti en grammes"
Ces nouvelles noires et brillantes ont été publiées l'année dernière chez Gallimard.
extrait de "Ligne de fuite":
"Vers la fin, elle pleurait continuellement. Elle pleurait le matin en se levant, pleurait en accompagnant les enfants à l’école, pleurait lorsqu’ils rentraient le soir, pleurait quand son mari lui demandait de lui passer le sel, et par dessus tout, elle pleurait le reste du temps, seule devant les reportages et les informations enregistrés qu’elle se repassait toute la journée, en boucle… "


On notera avec respect l'utilisation du mélodica dans ce lieu sacré.
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Répétition "Il était un piano noir" au cloître des Jacobins
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Suite à un article paru dans Marianne dans le n° 526 du 19 au 25 mai, Jeanne souhaitait publier un droit de réponse.
Il s'agit d'un dossier réalisé par Isabelle Saporta intitulé "Et si les artistes français renouaient avec l'engagement", dans lequel la journaliste écrit, pour souligner le fait que "la nouvelle scène parisienne est gentiment égotique et narcissique" :
"Et quand une Jeanne Cherhal compose sur l'excision, tout Paris crie à l'audace, alors même que cette naïve avouait prendre cette torture d'un autre âge pour le pendant féminin de la circoncision. Heureusement, après enquête, elle s'est aperçue qu'en réalité, la douleur était incomparable".
En attendant que ce droit de réponse paraisse, le voici:
Chère madame Isabelle Saporta,
Je me permets de vous écrire à propos de l’article que vous avez consacré à l’engagement et au désengagement des artistes dans le dernier numéro de Marianne. Je dois vous dire que votre journal m’est tombé des mains lorsque j’y ai lu les propos que vous me prêtiez (même si entre nous, je suis heureuse d'apprendre que je fais crier tout Paris !).
D'abord, chaque fois que l’on m’interroge sur le sujet je déplore que beaucoup de gens ignorent à quel point l’excision est un mal absolu, et ensuite je n’ai jamais prétendu « enquêter » sur ce très grave problème. Je ne suis pas journaliste d’investigation: je suis chanteuse!
Vous me trouvez naïve ? C’est votre droit, comme vous pouvez également ne pas apprécier ma chanson mais sachez que vous me blessez en mettant en doute mes intentions lorsque j’ai écrit « On dirait que c’est normal ».
Par respect pour les centaines de millions de fillettes qui subissent chaque année cet outrage, j’aimerais en effet que ma démarche soit comprise dans son entier, c’est-à-dire comme un hommage à toutes les victimes excisées et non comme une candide bluette.
Le 4 décembre dernier j’ai été invitée à participer à un Colloque ministériel intitulé « Pour en finir avec les mutilations sexuelles féminines » dans lequel débattaient de nombreux politiques, des associations et des professionnels de santé.
Je suis peut-être naïve, et j'ai la chance que dans mon métier ce ne soit pas une tare mais permettez-moi de penser que si ma démarche et ma chanson l'avaient été, jamais je n’aurais été conviée à un tel événement.
Cordialement,
Jeanne Cherhal
(à suivre...)
Nous avons reçu cette lettre d'un lecteur de Marianne. Elle est adressée à Isabelle Saporta, nous vous proposons de la lire ici:
Clermont-Ferrand, le 21 mai 2007
À l’attention de Madame Isabelle Saporta
Madame,
Vous me permettrez de vous écrire ce petit mot afin de réagir (à mon niveau qui est bien humble, celui d’un amateur de musiques, de films et de livres) à l’article que vous venez d’écrire sur l’engagement artistique, dans le numéro 526 du magazine Marianne.
Je crois que dans ce jugement que vous émettez à l’encontre de la jeune création, et de la jeune chanson française en particulier, vous oubliez ce qui est peut être un détail pour vous, mais qui pour moi veut dire beaucoup. L’engagement premier d’un artiste, quel que soit son domaine d’expression, est, me semble-t-il, la qualité de son travail. Et ceci n’a rien de subjectif. C’est observable et non affaire de goût.
Vous voulez écrire sur l’engagement. Prenons l’exemple louable de la tournée des Restos du cœur qui honore chaque année la mémoire de Coluche. La règle d’admission est que chacun soit suffisamment bankable pour former la flopée idéale des personnalités au bon cœur. Ça, c’est du lourd. Est-ce là votre définition de l’engagement artistique ? Si tel est le cas, alors oui Lorie, Alisée, et Jenifer, sont des artistes bien plus engagées que Pauline Croze, Mademoiselle K. ou Lassah.
Et oui encore Calogero, Jean-Baptiste Monnier et Doc Gynéco sont incontestablement plus engagés que Mathieu Boogaerts, Bumcello ou Abd Al Malik. Et vous ne vous étonnerez pas si Renan Luce, Aldebert ou Da Silva n’en soient pas. La belle affaire, alors qu’on y sacrifie toute qualité artistique au profit d’une rentabilité caritative. Plus sérieusement, vous êtes allés un peu vite en besogne en cataloguant des artistes qui ne font pas la même audience, mais dont l’engagement ne se mesure pas aussi simplement. Si vous considériez que ce spectacle de charité n’est pas loi dans l’engagement aujourd’hui, il fallait alors aussi critiquer ses jeunes représentants. Ceux cités plus haut forment aussi la jeune chanson française. Chimène Badhi vaut Thomas Fersen, Nolwenn Leroy vaut Martin Rappeneau.
Tous aussi responsables, mais vous n’en parlez pas.
Je crois qu’avant de verrouiller vos cibles trop injustement comme vous l’avez fait, vous devriez tourner votre plume sept fois dans votre encrier. Je pense vraiment que cette nouvelle génération d’artistes français dont vous n’avez peut-être, pour l’ensemble, pas assez entendu parler (mais ils existent, je vous assure mais ne passent pas tous les samedis soirs chez Flavie Flament et Daniella Lombroso) s’engage chaque jour. D’abord par l’originalité d’une démarche artistique propre, par une réelle créativité musicale (il faut prendre le temps d’écouter pour s’en rendre compte), par la générosité envers un public qu’on ne prend pas que pour une carte bleue (il faut aller aux concerts), et par l’ouverture sur le monde et les influences culturelles ou historiques innombrables dont ils se nourrissent (L’Afrique, le jazz, la littérature, la musique contemporaine, l’art, la politique, les phénomènes de société...).
Une certaine forme de réserve ou de sage indifférence vis à vis des gros, gras ou douteux média est aussi une forme d’engagement, un parti pris. Sans cela, madame, vous-même n'écririez pas dans Marianne. Je dois ajouter que ces mêmes artistes sont souvent, sinon toujours, auteurs, compositeurs et interprètes. Ils ne s’approprient pas, par des procédés industriels, la substantifique moelle de pauvres auteurs kleenex, lors de séminaires bidons, pour finalement signer leurs œuvres à leurs places.
La manière d’aborder un métier, un art, est un ensemble de décisions à prendre, comme vous le faites dans votre métier. L’engagement dont je parle et dont vous ne faites pas état dans votre article, est totalement politique car il indique une position face à une gouvernance culturelle désastreuse, dont vous avez certainement mesuré l’étendue des dégâts. Une culture d’État amarrée plus que jamais aux lois du marché, et où s’y retrouvent avec aisance les commerçants au grand cœur dont nous avons parlé.
Mais les chanteurs de la nouvelle scène française que vous semblez condamner, représentent une alternative évidente et indispensable dans notre patrimoine musical contemporain. Vincent Delerm, Albin de la Simone ou Camille sont incontestablement des artistes, et pas à des barils de lessive. Proposer une alternative peut être un engagement, dois-je vous l’apprendre ?
Et si en plus, la musique est bonne !
Vous faites référence à Brel, Ferré, Brassens ou Moustaki comme des modèles d’engagement. Mais si les nommer ne sert qu’à les opposer à la nouvelle génération, vous n’y êtes encore pas. Vous parlez de la camaraderie de Moustaki. Elle est effective quand celui-ci permet à Joey Starr une reprise intéressante de son métèque. Et l’hermétisme inter-générationnel que vous dénoncez fuit en réalité de toute part : Abd Al Malik travaille avec Gérard Jouannest (pianiste de Brel), Jeanne Cherhal écrit pour Jean Guidoni et chante avec Higelin, Olivia Ruiz reprend Piaf, travaille avec Juliette, Albin de la Simone joue avec Souchon et célèbre Nino Ferrer, Cali chante avec Delpech, - M - avec Brigitte Fontaine...
Mais tout ceci vous le savez. Vous avez du faire une enquête. La référence et la révérence de ces jeunes auteurs pour leurs ainés sont innombrables et en plus, réalisés intelligemment. Mais votre article ne le dit pas. En dénonçant tout et son contraire, vous ne laissez aucune chance à vos victimes. Vous ne pouvez pas blâmer ces chanteurs de dire « je », et leur repprocher, comme à Jeanne Cherhal d’évoquer l’excision ou les coutumes vestimentaires Moyen- Orientales.
Vous êtes inique avec eux qui, selon vous restent lovés dans leur univers protégé. Mais avez-vous écouté Licence to kill (G. Genty), femme fossile (P. Croze), et Saigne (Abd Al Malik), et Retrouver (M. Boogaerts), Pâle septembre (Camille)...
Ils traitent sans lourdeur, avec singularité et poésie, de sujets de sociétés divers et variés : la condition féminine, l’environnement, la géopolitique et de bien d’autres sujets beaucoup moins attendus. Ils le font avec talent. Je crois que votre critique a été totalement déséquilibrée, tarée comme on dit, par l’empressement de « faire article » et vous me permettrez ce point de vue tout personnel.
Je pense que la qualité d’écriture, la charge poétique, l’intelligence d’une chanson comme le tissu, de Jeanne Cherhal n’a rien à envier à la litanie prénonymique du Tout le monde il est beau d’une Zazie à la langue pourtant bien pendue, (surtout dans une pub de papier à rouler) qui faisait de la peine à Jean-Marie. Cherhal, avec moins d’audience, a trouvé les mots pour exprimer la méprise, le préjugé, les fausses certitudes que chacun a de l’autre, de l’étranger, et qu’alimente l’extrême Droite, quel que soit le prénom de son leader.
Ces jeunes chanteurs emploient la première personne et parlent d’eux.
Vous appelez ça l’egotisme.
Ce n’est pas comme ce cher François Truffaut (dont vous mettez une photo pour illustrer votre article) qui aurait fait ça. Il a juste réalisé, des 400 coups à L’amour en fuite, l’une des plus incroyables autofictions de l’histoire du cinéma, et avec un Jean-Pierre Léaud qu’on adore.
Si vous voulez comprendre pourquoi on dit « je », pourquoi on parle de soit, lisez Christine Angot, Gustave Flaubert, Harry Matthews, François Weyergans, qui sont peut-être eux aussi lovés dans un univers protégé. Récemment Régis Jauffret a écrit : Je est tout le monde.
Espérons que votre antipathie n’affectera pas trop l’empathie que cette génération de jeunes gens a pour le monde qui les entoure. J’ai trouvé vos mises en opposition très binaires, simplistes et vos raccourcis cavaliers vous ont fait oublier l’essentiel : tenir un propos constructif sans tomber dans la caricature ou la facilité à pondre un article pour pondre un article.
À l’arbitraire de votre jugement trop dégagé et insufisamment documenté, je préfère l’arbitraire de la langue et l’agilité, la jouissance avec laquelle ces auteurs la manient, avec en héritage le second degré, l’amour du jeu des mots, la justesse et l’audace formelle.
Ce jour là, peut-être auriez-vous été plus inspirée de retenir votre plume. Ne traitez pas d’un sujet parce que vous avez besoin de placer un article. Ce n’est sans doute pas le cas, mais c’est l’impression désagréable, comme au lendemain du festival de Cannes, que laisse ces deux pages. J’appelle ça une fausse bonne idée, un truc qui tombe à l’eau.
J’ai appris que vous êtes philosophe. C’est très bien. Votre travail je crois, ne consiste pas à dire ce que vous pensez mais à aider vos contemporains à penser. Votre responsabilité est immense. Vous devez dispensez les bons outils.
Travaillez avec méthode, avec pédagogie et sensibilité, alors vous aiderez vos lecteurs à appréhender le monde avec plus de discernement, et ils vous le rendront bien.
Vous pardonnerez, je le sais la maladresse de mes phrases.
Je voulais surtout que vous en compreniez le sens.
Très cordialement,
Laurent Chamalin, citoyen mélomane.
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Petite déclaration énamourée
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Et voilà. Il s'agit maintenant de faire une pause d'un mois avant les prochains concerts, et au risque de passer pour une grande sentimentale (quelle horreur!!!) j'ai vraiment envie de remercier tous les gens qui se sont déplacés dans les salles, souvent je n'en revenais pas!
Bon Istres, entre nous j'ai bien compris que tu ne m'aimais point bougresse, mais un jour je réussirai bien à te prendre par derrière, c'est mon défi!!! Hi hi hi!
On rit, on rit, mais ce premier tronçon de tournée a été un régal et sans faire ma vieille diva je veux juste dire au public qu'il a été mmmmh... qu'il a été... miam miam... qu'il a été... ahu! ahu! warf! warf! warf!
merci merci merci!

©Man Ray
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Set list du Printemps de Bourges, 18 avril 2007.
Par Eddie Taraud, ingénieur du son et poète.
Sauras-tu retrouver les titres originaux?

"Un coup peu moral" n'a pas été joué, par manque de temps. C'est peu moral.
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